En 1996, le comté de Los Angeles a rendu un jugement par contumace contre le père putatif de M. Navarro, et a ordonné à ce dernier de payer une pension alimentaire pour les deux enfants de Mme Doe. L’action en recherche de filiation (afin d’établir juridiquement la paternité) déposée par le Bureau des opérations de soutien familial était basée sur les informations fournies par Mme Doe, alors nommée « Manuel Nava»… comme le père des enfants. L’agence a déterminé que M. Navarro était le père en question, et un avis déposé à la résidence de sa sœur listait M. Navarro comme “co-résident”. M. Navarro lui, a toujours contesté cet avis.


En 2001, M. Navarro, armé d’un test
te paternité, montre qu’il n’était pas le père de l’enfant . Il a donc poursuivi le comté de Los Angeles et a demandé la suspension l’ordonnance de soutien (qui lui imposait de payer une pension alimentaire pour l’enfant). Le comté de Los Angeles a contesté la requête, soutenant que l’action était déposée après le délai de six mois pour contester un jugement par défaut, et la simple affirmation de la mère disant qu’il était le père était insuffisante pour établir la fraude extrinsèque. Le tribunal de première instance a statué avec le comté et a rejeté la requête. Cette décision a ensuite été portée en appel devant la Cour d’appel de Californie.


En 2004, la cour d’appel a infirmé la décision du tribunal de première instance en faveur de M. Navarro.
Ce dernier est devenu le premier cas Californie, posant le principe que le délai de prescription n’a pas à s’appliquer lorsqu’un jugement par contumace est annulé pour une fraude de paternité. Immédiatement après que la décision ait été rendue, le Département des services de soutien d’enfants du comté de Los Angeles a annoncé qu’il allait demander que l’affaire ne soit pas publiée, de sorte qu’elle ne puisse pas être utilisé comme un précédent par d’autres hommes dans la situation de M. Navarro. Cette demande a été plus tard refusée par la Cour suprême de Californie.