En 2002, le tribunal du comté de Victoria a accordé 70.000 $ d’indemnisation à M. Magill en raison des dommages moraux et financiers dus à son ex-femme. La raison ? M. Magill payait à cette époque une pension alimentaire pour trois enfants que l’on pensait être les siens. Or, des tests de paternité ultérieurs ont montré qu’un seul de ces trois enfants était réellement lié biologiquement à M. Magill. Une requête a donc été faite devant le tribunal afin de procéder au remboursement des sommes versées en trop.

Pourtant, la décision de première instance a ensuite été cassée en 2005 par la Cour d’appel du comté de Victoria. Le chief justice Murray Gleeson indique en effet avoir constaté que «l’intention frauduleuse» de l’ex-épouse n’a pas été prouvée, en ce qui concernerait les fausses déclarations faites par Mme Magill quant à la paternité des enfants sur leur état civil. La décision était alors en passe d’être soumise à la Haute Cour australienne. En 2006, la Haute Cour australienne a annulé la décision d’appel. Le chief justice Murray Gleeson relèvera à la page 94 de la décision de la Haute Cour que «sans aucun doute l’épouse de l’appelant l’a trompé, mais la douloureuse tromperie était dans son manque de fidélité, et non pas dans son incapacité à l’admettre. “.

Dans le cadre de cette décision, M. Magill a tout de même aussi été condamné à payer les frais de justice relatifs à la Child Support Agency au cours des 18 mois qui précédèrent le contentieux.
La décision de la Haute Cour d’Australie de 2006 a conduit de nombreuses personnes à lancer un appel pour aboutir à des réformes et changements de la loi sur le droit de la famille ; aussi, il a été demandé que le Child Support Act aide à protéger les hommes dans la situation de M. Magill.

D’ici 2008, les pères putatifs D’Australie pourraient commencer à utiliser des tests de paternité pour confirmer celle-ci, en vertu dedispositions nouvelles de «l’article 143 de la loi sur les pensions alimentaires pour les enfants”. Les changements ont pris effet en ce qui concerne les tribunaux aux affaires familiales. L’affaire Magill est désormais souvent citée lorsque le thème des nouvelles réformes de la loi en Australie est abordé. Elle est considéré comme un archétype en la matière.